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SAUVE QUI POULE

SAUVE QUI POULE

Du 09/11/2021 au 01/01/2022

Les oeufs que vous venez d'acheter seront-ils les derniers oeufs plein-air ?

Près de 30% des éleveurs et éleveuses de volailles plein-air risquent de disparaître du fait d'une réglementation assassine. Avec en première ligne, les petites fermes et élevages fermiers.

Le magasin Biocoop du Thor soutient dans son combat le collectif "Sauve qui Poule" contre la nouvelle réglementation sur la grippe aviaire voulue par le ministère qui les contraint à enfermer leurs volailles une grande partie de l'année (6 à 9 mois).

Signez la pétition en ligne (lien ci après) pour le bien être animal et le maintien d'une agriculture paysanne.

 

Le collectif Sauve qui Poule regroupe des éleveurs de volailles fermières (produites sous signe de qualité : Bio, Plein air et sur des structures familiales) et des citoyens qui s'engagent à leur côté pour promouvoir ce mode de production "plein air, respectueux de l'environnement et des animaux".  

Le collectif Sauve qui Poule favorise le partenariat entre les éleveurs de volailles fermières et les citoyens afin de représenter, de promouvoir et de développer une agriculture paysanne de proximité, à taille humaine, rémunératrice et répondant aux attentes des citoyens.Il soutient l'action de l'Association Nationale d'Aviculture Familiale, Indépendante et Citoyenne (ANAFIC) pour œuvrer en faveur d'une législation prenant en compte les spécificités de l'aviculture paysanne.Il accompagne les éleveurs de volailles fermières dans le suivi et la veille réglementaire de la filière.

Adhérer

Signer la pétition

[ Message de Denis Surgey, éleveur de volailles à St saturnin les Apt (84) à retrouver ce midi et ce soir sur France 3 Provence-Alpes - Mobilisons-nous ]

Depuis le 04/11/21 tous les élevages de volailles en France doivent enfermer leurs volailles en bâtiment(*) après que le ministre de l'agriculture ait relevé le niveau de risque épizootique de modéré à élevé dans le but de lutter contre les risques de diffusion de la grippe aviaire.

(*) possibilité de laisser un espace à l'extérieur d'un demi mètre par volaille soit 8 fois moins que le cahier des charges Bio uniquement pour les volailles âgées de plus de 10 semaines (soit les 2/3 de leur vie enfermées).

Ce nouvel arrêté abroge tous les précédents qui nous permettaient par dérogation de laisser l'accès libre sur les parcours à nos volailles après inspection vétérinaire.

Nous devrons désormais chaque année entre Octobre et Mai (à minima) élever nos animaux selon les méthodes d'élevages industrielles mais tout en conservant notre certification BIO et en ayant un étiquetage inchangé (volailles plein air - certifiées AB): Je vous laisse apprécier par vous-même... !

Nos bâtiments ne permettent pas de maintenir nos volailles de souches rustiques enfermées de par leur taille mais également parce que la nervosité est telle que celles-ci se tuent entre elles (le cannibalisme m'a fait perdre l'équivalent d'un bâtiment l'année dernière suite au confinement obligatoire: 400 volailles).

Le bien-être animal est complètement oublié et non prioritaire dans ce nouvel arrêté (le cahier des charges BIO exige 4m² minimum par volaille).

Cet arrêté ne prend pas en compte les spécificités d’élevage de chaque région, ni les engagements de qualité de nos productions que nous avons choisi (labels, Agriculture Biologique...etc) mais se focalise sur une situation excessivement problématique que rencontre chaque année le sud-ouest de la France (en 2020: 96.5% des foyers de grippe aviaire se situaient dans cette région avec 3.5 millions de canards abattus ).

Cette propagation de l'épidémie n'est pas causée par la faune sauvage (20 oiseaux migrateurs retrouvés morts de la grippe aviaire en 2020 en France) mais par un système d'élevage hyper spécialisé qui oblige à déplacer les animaux de ferme en ferme suivant leur âge et avec des densités de plus en plus élevées dans ces bâtiments (Ces volailles étaient pourtant élevées en intérieur mais la diffusion du virus se poursuivait puisque les camions qui déplacent les animaux dispersent ce virus sur les routes).

Aujourd'hui une grande majorité des éleveurs de volailles plein-air, dont je fais partie, s'opposent à cette obligation de confinement de leurs animaux pour toutes les raisons que je viens d'évoquer (bien-être animal, tromperie du consommateur..etc).

Des sanctions pour non-respect de l’arrêté sont prévues, comme les mises en demeure pour commercer puis des amendes qui peuvent aller jusqu'à 15 000€ et 2 ans de prison pour mise en danger d'autrui (le fait par inobservation des règlements de faire naitre ou de contribuer à répandre involontairement une épizootie) et de 75 000 € d'amendes et cinq ans de prison (le fait de répandre volontairement une épizootie).

Nous demandons au ministère des mesures de biosécurité adaptées face aux risques de chaque exploitation avec une obligation de résultat, il va de soi...,(assurer la sécurité alimentaire des consommateurs est notre priorité) tout en prenant en compte les spécificités de chaque territoire.Nous ne pourrons plus tenir très longtemps avec ces contraintes de production qui nous touchent financièrement, moralement et vont à l'opposé de l’éthique et de la vision que nous avons de notre métier. 1/3 des éleveurs de volailles plein air risquent de disparaitre cette année avec cet arrêté.

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